La révolution Macron ce qui changera pour les chômeurs

La révolution Macron ce qui changera pour les chômeurs

 

Fin des régimes spéciaux de retraite, « grande loi » de moralisation de la vie publique, réforme de l’indemnisation chômage… Emmanuel Macron, accusé d’être trop vague dans ses propositions, a abattu jeudi ses cartes avec un programme d’inspiration social-libérale bâti entre « liberté » et « protection ».

 

 

Emmanuel Macron veut faire voler en éclat le fonctionnement actuel de l’assurance chômage. Premier étage de la fusée: étatiser l’Unédic, organisme gestionnaire, en sortant du jeu les partenaires sociaux. Cette reprise en main va lui permettre d’ouvrir les droits Assedic aux indépendants et aux personnes qui démissionneraient de leur emploi dans la limite d’une fois tous les cinq ans. « Je veux que la protection contre le chômage devienne une protection universelle, étendue à ceux qui n’y ont pas droit aujourd’hui », a déclaré Emmanuel Macron en janvier. Se pose bien évidemment l’épineuse question du financement d’une telle mesure potentiellement très coûteuse.

En contrepartie, le leader d’En marche! entend serrer la vis en renforçant les devoirs des demandeurs d’emploi. Concrètement, tous les chômeurs inscrits à Pôle emploi devront réaliser un bilan de compétences pour être aiguillonnés vers une formation adéquate. Ce n’est qu’après cette étape que les contraintes vont devenir beaucoup plus coercitives. En clair, ils ne pourront pas refuser plus de deux offres d’emploi correspondant à leurs compétences. Les prestations « seront strictement conditionnées à ses efforts de recherche, avec un contrôle drastique », a précisé au journal Les Echos l’ancien ministre de l’Economie. Ce dernier compte augmenter à 1.000 personnes contre 200 actuellement les effectifs du service de Pôle emploi chargé de vérifier si les demandeurs d’emploi ont une recherche active.

Enfin, il veut lutter contre les CDD très courts qui ont explosé ces quinze dernières années. En cause, les règles d’indemnisation de l’assurance chômage. Exemple: un chômeur qui a travaillé quinze jours à temps plein au Smic au cours du dernier mois a droit à une allocation presque deux fois supérieure à celle d’un chômeur qui a travaillé à mi-temps au Smic tous les jours du mois. Du coup, pour stopper ce phénomène qui coûte très cher à l’Unédic, Emmanuel Macron entend instaurer un bonus-malus pour les entreprises qui y ont recours trop souvent.

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